Ma rencontre avec la musique improvisée

J’ai toujours écouté énormément de musique et lorsque l’on me demande quel genre de musique j’écoute, j’ai l’habitude (comme beaucoup d’entre vous) de répondre “Oh, tu sais moi, j’écoute de tout“. Faux, faux, faux et archi faux. En fait, il y a énormément de styles musicaux dans lesquels je ne me suis jamais plongée et la musique improvisée en fait partie.

Il est dit que la musique improvisée se rattache au jazz. Le jazz, je ne connais que très peu, j’ai bien fait un an d’orchestre de jazz au conservatoire de Brest mais sinon.. C’est le calme plat entre le jazz et moi. Et puis, il m’a fallu trouver un stage pour clôturer mes deux ans de master. Ce stage, je l’ai effectué avec Plages magnétiques et ce sont eux qui m’ont permis de mettre un pied dans la porte de la musique improvisée.

J’étais présente dans l’association depuis quelques jours déjà lorsque la soirée a eu lieu et j’ai aidé à la vente des billets ce soir là. Lorsque je suis entrée dans la salle du Vauban, le son m’a tout de suite enveloppé, c’était fort, c’était puissant, et c’était étrange aussi. J’avais l’impression de ne pas savoir sur quel pied danser. J’ai écouté, et j’ai observé aussi. C’est surement cela que j’ai le plus apprécié. D’abord, les artistes, qui nous faisaient partager ce moment, presque en transe et même complètement en transe à certain moments. Et puis le public, qui semblait aimer ce à quoi il assistait. Certains souriaient, certains dansaient même.

Tempo lent, puis tempo rapide, douceur avant la tempête. Du haut de ma petite formation classique, je ne m’attendais jamais à ce qui suivait et ce à quoi je m’attendais n’arrivait jamais. Au fur et à mesure, je me suis laissé guider sans trop de pensées, seulement une écoute, pas de contrôle de ce que j’entendais. Lorsque les musiciens improvisent, certaines parties de leur cerveau s’activent et notamment celle concernant le langage. Et effectivement, j’ai l’impression que l’on m’a parlé, j’ai ressenti certaines émotions. J’ai eu le sentiment d’un dialogue. 

Ça va, t’as pas eu trop peur ?“. J’ai ris, parce que non, je n’ai pas eu peur de cet instant de musique improvisée et surtout, je suis ébahie de cette expérience que je n’aurais jamais eu le courage de faire de moi-même. J’ai découvert une nouvelle forme musicale, loin, ou pas si loin de ce que je connaissais jusqu’alors. Petite expérience sympathique et singulière que j’aurais plaisir à revivre.

Bien à toi, 

Elsa

Lien : Plages magnétiques, scène nomade de musiques libres à Brest

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