Elite

Eh oui, moi aussi je passe les dimanches dans mon piloupilou, à regarder des séries Netflix en buvant du thé. Parce qu’on va pas se mentir, ça fait du bien de se poser et pas forcément réfléchir à ce qu’on regarde. Un soir, Netflix m’a proposé une nouveauté : Elite. Une série commandée par Netflix lui même et dont la bande annonce pouvait annoncer de bonnes choses. 

Il s’agit d’une série Espagnole  de huit épisodes qui retrace la vie de l’école la plus réputée d’Espagne dans laquelle sont intégrés trois élèves de classe ouvrière après que leur école soit détruite. On pourrait croire qu’il s’agit d’une chance pour ces élèves mais la confrontation de ces deux milieux sera explosif et la fin de la première saison se termine sur le meurtre de l’un d’entre eux (ce n’est pas un spoil, pas de panique !)

Pas de nouveauté dans cette série destinée essentiellement aux ados. La forme choisie est simple : “Mais qui est le meurtrier ?“, on passe pas mal de temps dans une salle d’interrogatoire dans laquelle les personnages donnent chacun leur tour leur version de l’histoire. Le fait que la série ne fasse que huit épisodes nous permet de ne pas nous laisser le temps de décrocher complètement mais je ne vais pas vous mentir, j’en ai profité pour dessiner dans mon bujo et ça ne m’a pas empêché de deviner le fin mot de l’histoire. 

Quelques bonnes répliques mais des dialogues sortis de la réalité et des images trop parfaites, on se croirait dans un monde en plastique. En outre, la série et les personnages sont complètements lissés, trop parfaits, pour que l’on réussisse à se reconnaître et s’identifier, leur personnalité étant poussée à son maximum, disons même caricaturée, stéréotypée. Cependant, cela ne m’a pas empêché de trouver certains personnages intéressant, notamment celui de Carla, qu’Ester Expósito joue particulièrement bien. 

Une chose m’a particulièrement dérangé : la présence constante de sexe. Ce n’est pas les scènes en elles-même qui m’on gêné mais le fait qu’elles n’aient pas vraiment d’intérêt dans la série et surtout, que le sujet ne soit en aucun cas traité. Ils sont ados, bien sûr qu’il y a du sexe, obligatoirement. En somme, on se retrouve au dernier épisode simplement histoire de finir la série mais sans être tenu en haleine par le synopsys. Le meurtrier est découvert, fin. Que se passe-t-il ensuite ? Quelle justice ? Et les scénarios secondaires, les autres personnages ? 

Bref, Elite sera sans aucun doute une série que j’aurais bien vite oublié. Une saison 2 est attendue, peut-être qu’un dimanche pluvieux me motivera à remettre le nez dedans. Pas sûr non plus. 

Bien à toi, 

Elsa

Elite – Création : Darío Madrona & Carlos Montero. Production : Zeta Producciones

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